Monaloa est une marque de vêtements pensée pour accompagner les femmes avant, pendant et après la grossesse avec style, confort et durabilité. Créée à Bordeaux, elle propose des pièces évolutives et responsables, imaginées pour s’adapter à toutes les étapes de la vie d’une femme, qu’elle soit enceinte ou non.
Derrière Monaloa, il n’y a pas seulement une marque.
Il y a une femme. Une mère. Une entrepreneure.
Une vision née d’un besoin profond : habiller les femmes sans jamais les déguiser.
Aujourd’hui, Pauline nous ouvre les coulisses, pas seulement de son entreprise, mais de son parcours intérieur.
Avant Monaloa, qui étiez-vous dans votre rapport à vous-même ?
Avant Monaloa, j’étais très alignée avec moi-même. J’avais avancé les pions petit à petit pendant mes études pour arriver à ce que je considérais comme mon travail de rêve. Je travaillais pour une maison de luxe à Paris, et j’adorais ce que je faisais. C’était un métier passion, vraiment.
J’étais déjà avec celui qui est aujourd’hui mon compagnon. On s’est mis ensemble à 25 ans, et pendant plus de quatre ans on a fait les allers-retours entre Paris et Bordeaux. C’était challengeant, mais j’étais droite dans mes bottes. Je faisais ce que j’avais toujours voulu faire. La mode me passionne depuis toute petite, et j’avais réussi à construire la vie que je voulais : mon métier, mon amour, qui était mon meilleur ami avant de devenir mon copain et cet équilibre entre Paris et Bordeaux, où j’ai ma famille et mes amis.
C’était intense, mais c’était beau.
À quel moment avez-vous compris que cette marque devait exister ?
J’ai compris que Monaloa devait exister quand je suis tombée enceinte.
Après ces années entre Paris et Bordeaux, ce rythme de vie un peu particulier, le projet d’un bébé est venu ponctuer notre relation. Je suis tombée enceinte, j’ai continué à travailler à Paris, puis j’ai fait mon congé maternité à Bordeaux. À ce moment-là, je savais déjà que je ne retournerais pas vivre à Paris après.
Les planètes se sont un peu alignées pendant ma grossesse.
D’abord, parce que je me suis rendu compte que je n’achetais pas de vêtements de maternité. Je portais principalement mes propres vêtements, ceux qui pouvaient s’adapter à ma grossesse. Les rares pièces que j’ai achetées, je voulais absolument pouvoir les remettre après. C’était essentiel pour moi.
Et ensuite, parce que j’avais ce désir entrepreneurial en moi. Je savais que ma carrière parisienne allait s’arrêter. C’était le moment parfait pour me lancer.
Si Monaloa était née d’une émotion, laquelle serait-elle ?
Monaloa, c’est ma maternité.
C’est né d’un moment de transformation totale. Quand on devient mère, on découvre une nouvelle facette de soi. Et en même temps, pour moi, il y a eu un changement professionnel radical. Un retour à Bordeaux. Une vraie mutation.
Mais au fond, je me retrouve toujours dans la femme que je suis. Je vis toujours de ma passion. C’est différent de ce que je faisais il y a cinq ans, mais je suis toujours moi.
Monaloa, c’est la mutation d’une femme qui grandit et qui devient une nouvelle version d’elle-même.
En quoi le fait d’être femme et maman a transformé votre manière de diriger ?
Aujourd’hui je suis seule sur Monaloa, mais être maman a totalement redéfini mon rythme.
À 17h, je suis avec mon fils jusqu’à 20h. Tous les jours. Quitte à retravailler le soir quand il est couché. Mais ce temps-là, il est non négociable.
Avant, je travaillais tard, les week-ends aussi. Avec un enfant, ce n’est plus pareil. Certaines le font, mais pour moi la priorité c’est la qualité du temps avec lui. Être vraiment là. Pas à moitié pro, à moitié perso.
Et si un jour j’ai une équipe, cet équilibre fera partie de l’ADN de l’entreprise.
Quelle est la plus grande force que vous avez découverte en vous en devenant entrepreneure ?
La résilience. Et la patience.
Aucune journée ne se ressemble. Aucune année ne se ressemble. Il y a des périodes incroyables, et d’autres où des obstacles arrivent sans prévenir.
Il faut garder le cap. Croire profondément en son projet. Et surtout être patiente. Si tu crois en ce que tu construis, tu continues malgré tout.
La résilience, c’est vraiment la qualité essentielle d’un entrepreneur.
Y a-t-il eu un moment de doute où vous avez failli tout arrêter ?
Oui. Il y a un an et demi.
Je mène Monaloa en parallèle d’un autre travail, donc il faut tout gérer de front. Et parfois, quand les obstacles s’accumulent, tu te demandes : “À quoi bon ?”
Mais c’est précisément dans ces moments-là qu’il faut se projeter. Se rappeler pourquoi tu fais ça. Pour toi. Et pour toutes les femmes qui attendent tes créations.
Finalement, j’ai tenu. Et juste après, j’ai vécu la meilleure année de Monaloa. Une année que je n’avais même pas imaginée à ce niveau-là.
Comme quoi, les moments de doute peuvent précéder les plus belles réussites.
Si Monaloa était une femme, qui serait-elle ?
Ce serait une femme authentique, solaire, joyeuse.
Une femme qui croque la vie à pleines dents. Sincère, transparente. Entourée des gens qu’elle aime. Qui vit de ce qu’elle aime.
Elle porterait des vêtements colorés, confortables, féminins. Des pièces solaires, un peu du Sud-Ouest.
Que souhaitez-vous que les femmes ressentent en portant vos créations ?
Je veux qu’elles se sentent bien. Et jolies.
Qu’elles se sentent mises en valeur. Et qu’elles sachent que ce ne sont pas des vêtements qu’on jette après. Ce sont des pièces qu’on garde.
Je veux qu’elles sachent d’où ça vient. Qu’elles connaissent la fondatrice, qu’elles puissent m’écrire en message privé. Que ce soit une vraie démarche d’achat auprès d’une marque à taille humaine.
Les pièces sont fabriquées au Portugal, dans un atelier lui aussi à taille humaine.
Je veux qu’en portant Monaloa, elles se sentent belles et conscientes qu’elles font un choix plus responsable que la fast fashion.
Que voulez-vous que les femmes comprennent d’elles-mêmes à travers Monaloa ?
Je veux qu’elles comprennent qu’elles peuvent rester elles-mêmes.
Qu’être enceinte ne signifie pas s’habiller différemment. Qu’on peut continuer à porter les vêtements qu’on aime. Être stylée. Féminine. Responsable. Tendance.
La grossesse n’efface pas la femme qu’on était avant.
Ma priorité, c’est qu’elles se sentent aussi stylées et confiantes qu’avant.
Avez-vous reçu un témoignage d’une cliente qui vous a profondément marquée ?
Oui, beaucoup.
Des femmes qui découvrent Monaloa pendant leur grossesse, qui me réécrivent pendant l’allaitement, puis pour une deuxième grossesse… Monaloa les accompagne dans leurs cycles de vie. Et ça, c’est magnifique.
Il y a aussi Cannelle, une amie très proche. Elle a posé pour la première campagne Monaloa en post-partum après son premier enfant. Je l’ai shootée enceinte de son deuxième, puis en post-partum en train d’allaiter sa deuxième petite fille.
C’est exactement ça, Monaloa : accompagner les femmes à chaque étape.
Et puis il y a celles qui achètent avant même d’être enceintes, parce qu’elles aiment simplement le style. Certaines tombent enceintes après et portent leurs pièces. D’autres ne souhaitent pas forcément avoir d’enfant, mais aiment l’univers solaire du Sud-Ouest.
Ces témoignages me remplissent de joie au quotidien.
Qu’est-ce que cette aventure vous a appris sur vous ?
Que je pouvais toucher à tout.
Je n’étais pas seulement “la fille du marketing”. L’entrepreneuriat m’a permis d’explorer tous les domaines : création, production, communication, gestion…
J’adore cette polyvalence. Ça complète énormément un profil. On apprend en permanence.
Si vous pouviez parler à la vous d’il y a 5 ans, que lui diriez-vous ?
Il y a cinq ans, j’étais enceinte à Paris. Je préparais mon déménagement pour Bordeaux. Je m’apprêtais à tout changer.
Je lui dirais que le switch professionnel et personnel va fonctionner. Que l’idée qu’elle a eue pendant sa grossesse va devenir une vraie marque. Et qu’elle travaillera encore dessus cinq ans plus tard.
Je lui dirais qu’elle va devenir la maman d’un petit garçon à l’énergie incroyable, qui la fera rire tous les jours.
Que l’équilibre qu’elle cherchait, elle va le trouver. Et qu’elle sera encore plus épanouie qu’avant.
Je lui dirais simplement :
Fais confiance au process.
Arme-toi de patience.
Tu seras fière du chemin parcouru. 🤍