Derrière le mot “vente”, Lara Porcher met surtout de l’humain. Avec exigence et bienveillance, elle aide les indépendants à se reconnecter à leur confiance, à leur mission, et à oser prendre leur place.
Hello Lara, peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Lara porcher, je suis coach en stratégie de vente et mindset pour les indépendants et la force commerciale dans les entreprises.
3 mots qui te définissent ?
Je suis dynamique, solaire et exigeante.
En quoi consiste ton activité ?
Mon activité consiste à accompagner avant tout les indépendants à devenir magnétiques, à prendre confiance en eux, et bien sûr à trouver des clients pour exploser leur chiffre d’affaires.
Qu’est ce qui te différencie des autres ?
Ce qui me différencie de mes concurrents, c’est que j’offre un accompagnement à 360°.
D’un côté, on travaille toute la partie technique de vente mais une vente authentique et naturelle. De l’autre, on aborde le mindset.
On avance donc à la fois sur la dimension commerciale et sur tout ce qui touche aux peurs, croyances et blocages : le syndrome de l’imposteur, la peur du rejet, du regard des autres, ou encore la peur de déranger.
Souvent, les indépendants connaissent parfaitement leurs produits ou leurs services, mais dès qu’il faut se vendre, c’est beaucoup plus compliqué.
Et puis, avoir les meilleures techniques de vente ne sert à rien si derrière on garde toutes ces peurs et inversement. Il faut les deux pour avancer efficacement.
Trois conseils pour les indépendants ?
Mon premier conseil :
Arrêtez de vendre un moyen, vendez un résultat.
Par exemple, au lieu de dire “je suis masseuse en massage ayurvédique et hawaïen”, parlez de la solution que ce massage apporte.
Parce qu’une personne qui ne connaît pas ces termes, ça ne va pas lui parler. Et si ça ne lui parle pas, elle n’aura pas envie d’aller plus loin.
Mon deuxième conseil :
Parlez simplement.
Souvent, dans les réseaux professionnels, j’entends des gens parler avec un jargon très technique ; assureurs, experts-comptables, etc.
Quand on n’est pas du métier, on ne comprend pas, et quand on ne comprend pas, on a juste envie de s’en aller.
Mon conseil : vulgarisez, parlez comme si vous vous adressiez à un enfant de 7 ans.
Mon troisième conseil :
Dès le lancement de votre activité, faites une étude de marché.
Créez un questionnaire, faites des interviews pour comprendre les vraies douleurs de votre cible.
Beaucoup de gens viennent me voir en me disant qu’ils ont un problème de prospection ou de confiance en eux, mais dans 95 % des cas, le vrai souci, c’est qu’ils ne connaissent pas assez leur cible.
Grâce à ce questionnaire, non seulement vous comprendrez mieux ses besoins, mais vous pourrez aussi réutiliser ces mots dans votre communication (réseaux, site internet, présentiel…).
Et quand la personne se reconnaît dans ce que vous dites, elle se dit : “Ah oui, ça, c’est moi” et là, vous créez le lien.
C’est quoi, pour toi, la réussite ?
La réussite, c’est faire un métier qui nous plaît, qui a du sens, et pour lequel on est heureux de se lever le matin tout en ayant une stabilité financière.
Et être une femme en 2025, ça représente quoi ?
En un mot, je dirais force de caractère.
Parce qu’aujourd’hui, on nous demande d’être bonnes partout :
salariée ou cheffe d’entreprise, mais aussi cheffe de famille, bonne épouse, bonne maman, bonne amie, bonne fille pour ses parents, infirmière, animatrice…
La société est de plus en plus exigeante avec les femmes, et je trouve qu’il y a encore trop peu de reconnaissance derrière tout ça. Il reste beaucoup à faire.
Si tu pouvais faire passer un message ?
OSEZ.
Franchement, osez.
J’ai été responsable commerciale pendant 20 ans, je gagnais très bien ma vie et j’assumais une grosse part des revenus du foyer.
Et puis, il a fallu un burn out pour que je me pose les bonnes questions.
J’ai osé entreprendre, malgré les peurs et la pression financière. Ce n’était pas simple, l’entrepreneuriat, c’est des montagnes russes mais je ne regrette rien.
Il vaut mieux vivre avec des regrets qu’avec des remords.
Et au fond, il n’y aura pas de regrets, parce que j’aurai vécu une belle aventure, rencontré des gens incroyables, et appris plein de choses.
Même dans les moments d’échec, il y a toujours quelque chose de positif à en tirer.
On a plein de peurs, plein de croyances, mais la vérité, c’est que souvent, elles n’arrivent jamais.
Et puis, comme je le dis souvent :
On ne sait pas ce qu’on ne sait pas.